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Lynx XTERRAIN RE : On s’adapte au marché québécois

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Le nouveau joueur de l’industrie élargit son spectre de motoneige pour l’année 2023, la compagnie finlandaise ajoute à sa lignée une motoneige hybride, un segment très en demande au Québec. En 2022, deux modèles marquaient l’arrivée de Lynx en sol québécois, le RAVE RE, motoneige principalement de sentier, et la gamme Boondocker, typiquement une motoneige de montagne avec deux options de chenille: le DS 3900 avec 154 pouces de chenille ou le DS 4100 avec une chenille de 165 pouces.  Pour la nouvelle saison, Lynx introduit le XTERRAIN RE, une motoneige hybride qui laissera sûrement sa marque sur le sol québécois.

Lynx XTERRAIN RE : On s’adapte au marché québécois

Un hybride

Depuis plusieurs saisons, toutes marques confondues, on observe un engouement majeur pour le marché des motoneiges hybrides, les propriétaires de ce type de véhicule aiment l’amalgame entre le sentier et la possibilité d’aller s’amuser à l’occasion dans la poudreuse. Lynx n’avait d’autre choix que de suivre le marché nord-américain et d’introduire un véhicule qui permettrait à la compagnie de gagner des parts de marché, surtout au Québec. Le XTERRAIN RE, vient combler une plage qui était vacante en 2022, soit celle d’un 50/50 de haute performance. 

La composition d’un hybride se caractérise surtout par sa chenille, qui permet des performances respectables en sentier comme en neige profonde. Les ingénieurs scandinaves ont opté pour une chenille PowderMax de 16 pouces de large par 146 pouces de longueur avec des crampons de 2 pouces. L’adhérence de la partie avant est confiée aux skis Blade XC+, connus depuis quelques saisons, ces skis possèdent une très bonne agressivité avec une quille très profonde en deux largeurs distinctes superposées l’une sur l’autre.  Sa largeur offre également un bon niveau de flottaison assurant des performances respectables en neige profonde. Cependant, il faut concevoir que ce genre de skis avec lisse simple sont source de louvoiement sur des conditions durcies.

Motorisation

Pour 2023, Lynx fait du renouveau en introduisant dans son alignement un moteur 4 temps, ce qui faut l’avouer est un peu surprenant, vu les conditions de sentiers extrêmes que l’on retrouve habituellement dans les pays scandinaves. On peut facilement parier que la percée dans le marché nord-américain y est pour quelque chose… 

Néanmoins, Lynx introduit rien de moins que le 900 ACE turbo R dans son alignement pour 2023. Ce moteur a fait ses débuts l’an dernier du côté des motoneiges Ski-Doo, dont entre autres le Mach Z. Le 900 ACE Turbo R est un moteur à 4 temps, trois cylindres refroidis par liquide. Il tire sa puissance d’une suralimentation (turbocompressée) qui lui conjure une puissance de 180 chevaux. D’office, il est également muni de refroidisseur d’air, qui diminue la température de l’air compressé avant son admission dans le moteur, question de performance. Le consommateur aura le choix du 900 ACE turbo R ou du deux cylindres de 850 CC à injection directe.  

La version deux temps est bien connue au Québec, il s’agit du Rotax deux cylindres à injection directe de carburant produisant 165 chevaux-vapeur. Sur le marché québécois depuis 2017, il a atteint un stade de maturité au niveau de la fiabilité, avec une consommation d’essence très surprenante pour la puissance du moulin.

Suspensions

Bien que les motoneiges Lynx ressemblent en plusieurs points aux modèles Ski-Doo, le côté suspension est certainement le point qui se distingue le plus entre les deux compagnies. Bien que notre modèle, le XTERRAIN, est considéré comme un 50% sentier – 50% hors-piste, il possède exactement la même suspension arrière que le RAVE RE, soit la PPS3. Donc, nous supposons que la suspension est positionnée un peu plus vers l’arrière de la motoneige vu la chenille plus longue de 146 pouces comparativement au modèle RAVE RE à 136 pouces.  La PPS3 est une suspension non couplée mécaniquement, cependant Lynx nous mentionne que le transfert de poids est contrôlé pour diminuer l’effet de soulèvement de l’avant de la motoneige. 

À l’avant, on retrouve la LFS+, qui est identique au modèle RAVE RE, avec un écartement des skis à 42 pouces. La principale différence avec les modèles Ski-Doo réside au niveau des amortisseurs. Comme en 2022, les ingénieurs font confiance aux énormes KYB Kashima HLCR de 46 millimètres. Des amortisseurs extrêmement robustes et rigides, ajustables en précharge, compression et rebond, permettant de palier à tout type de terrain.

Sur la piste, il est toujours difficile de bien catégoriser certains types de véhicules. La notion d’hybride a grandement évolué au courant des dernières années, certains sont plus axés sentier, alors que d’autres plus hors-piste. La hauteur des crampons et la longueur de la chenille sont les principaux éléments pris en compte. Notre véhicule d’essai pourrait facilement se qualifier d’un 40% sentier 60% hors-piste, bien qu’une chenille de 146 pouces se débrouille très bien en sentier, la hauteur des crampons à 2 pouces en font une motoneige plus agile en poudreuse. De plus, la chenille sera grandement mise à l’épreuve en sentier durci, il faudra surveiller les crampons de plus près lors de passage à plus haute vitesse.  

Lors de nos essais à West YellowStone, nous avions le modèle muni du moteur deux temps 850 ETEC. Et sans l’ombre d’un doute, la calibration est identique au modèle Ski-Doo, l’injection directe fait un travail formidable, même à plus de 8000 pieds d’altitude, la réponse à l’accélérateur est instantanée et sans aucune hésitation. Il est important de mentionner le travail sur place des techniciens qui font un boulot formidable pour calibrer les motoneiges en fonction de l’altitude. En sentier, cette motoneige fait le travail, même si elle n’est pas dans son élément de prédilection. Les talons de deux pouces causent un peu de vibration sur piste durcie, et l’évacuation de la neige devient une problématique lors de randonnée à plusieurs. Il faut garder à l’œil qu’avec cette chenille, cette motoneige a tendance à faire du sous-virage, il faut demeurer alerte.

Lynx XTERRAIN RE : On s’adapte au marché québécois

La réaction de la suspension est similaire au modèle de sentier, en pleine accélération, en ligne droite comme en sortie de virage, on observe le soulèvement des skis. Son comportement est très similaire au Backcountr. Par contre, la suspension est plus rigide, les amortisseurs effectuent un excellent travail dans les grosses bosses, par contre, il faudra vous habituer à vous faire brasser un peu dans les petites bosses. Nous n’avons malheureusement pas trouvé de conditions très favorables pour la poudreuse, mais avec notre expérience, nous pouvons affirmer qu’elle va se débrouiller en neige profonde. La combinaison de la chenille de 16 pouces avec la suspension facilite la montée sur la neige, par contre, il vous faudra dépenser un peu plus d’énergie pour la maintenir en axe lors de manœuvre en neige profonde ou à flanc de montagne.

La XTERRAIN 2023 trouvera beaucoup de preneurs au Québec. Assurément, les futurs acheteurs afficheront un sourire lorsqu’ils enfourcheront leur monture.

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Stéphane Miville

Stéphane Miville

Chroniqueur - Passion Motoneige Magazine

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