Il existe un beau choix de motoneiges dans les catalogues des constructeurs, malgré l’arrêt de Yamaha dans ce domaine, et grâce au retour d’Arctic Cat qui change de main.
Chaque machine possède sa spécialité. La motoneige de sentier, avec sa chenille courte, est taillée pour la randonnée sur des pistes damées, alors que le modèle hors-piste mise sur la légèreté et la nervosité au détriment de la maniabilité en virage serré dans les sentiers fédérés. De son côté, l’utilitaire privilégie le couple moteur pour la traction plutôt que la vitesse pure, offrant une grande stabilité mais une agilité réduite. Pour partir à l’aventure à deux, il est important de choisir une motoneige familiale avec un siège confortable, des poignées et pourquoi pas la selle chauffante, avec une suspension adaptée au duo.
Si vous planifiez l’achat d’une motoneige neuve ou que vous parcourez les petites annonces, le secret de la satisfaction repose sur le choix judicieux du modèle selon l’usage que vous en ferez réellement.
Seulement 20 % des motoneigistes sont des pratiquants assidus de flancs de montagnes. Et 80 % utilisent la motoneige en sentier, avec les deux skis bien posés au sol, ne dépassant pas les 70 km/h réglementaires.
Alors profitez de ce petit guide pour prendre la bonne décision.
Choix hors-piste avec légèreté, flottabilité et forme physique
La motoneige hors-piste est réservée à des personnes en santé, qui s’entrainent toute l’année, que ce soit au « gym » ou sur un vélo par exemple.
Une étude universitaire scientifique a classé la motoneige de montagne comme une activité physique intense.
La conduite debout et active, l’absorption des chocs avec les bras et les jambes exige un engagement physique important. La motoneige hors-piste est un sport à la fois cardiovasculaire, de force, et d’endurance musculaire.
Il est important de bien évaluer vos capacités. Louez une motoneige accompagnée d’un guide aux Monts-Valin avec GV Loisirs ou Nord Expé, et en une journée vous aurez votre réponse. Attention, si vous êtes un athlète, vous allez tomber en addiction avec cette motoneige qui privilégie la flottabilité et le rapport poids-puissance.
La machine est reconnaissable avec sa chenille longue de 146 à plus de 165 pouces et ses hauts crampons de 2,5 pouces au minimum. Ces spécificités sont essentielles pour « surfer » dans la neige profonde mais elles ne sont pas bien adaptées aux sentiers fédérés damés. La longueur de la chenille est un handicap pour tourner correctement, et son confort assis est moyen, car c’est une machine qui se pilote beaucoup debout.
La légèreté est son atout, et elle a besoin de puissance immédiate pour bien sortir de la neige poudreuse. Le moteur deux-temps, léger et nerveux, s’impose en hors-piste. Faites attention au niveau sonore et évitez de changer le silencieux d’origine car le bruit aigu du deux-temps porte loin.

Les préférés : chez Ski-Doo, les Summit et les Free Ride sont la référence. BRP distribue également Lynx et sa gamme Shredder, dont le DS 3900 850 E-TEC Turbo R. Polaris propose les RMK avec au sommet le PRO RMK Khaos, tandis qu’Arctic Cat met en avant les M 858 Snopro et les Series HCX (146’’) et HCR (154’’).
Choix sentier avec le confort et la fiabilité
La motoneige de sentier permet de s’évader dans de longues randonnées synonymes de tourisme, avec des arrêts dans des pourvoiries ou les nombreux hôtels accessibles directement des pistes entretenues par les clubs membres de la FCMQ, au Québec.
Ces modèles utilisent des chenilles plus courtes (souvent 120 à 137 pouces) et des crampons moins agressifs. Cela apporte de la stabilité et du confort de roulement sans oublier une meilleure maniabilité dans les virages serrés.
Popularisé par Yamaha puis suivi par Rotax chez Ski-Doo, le moteur quatre-temps séduit malgré son poids et il a envahi la catégorie. Il offre une autonomie supérieure et élimine les odeurs d’huile brûlée. Son frein moteur naturel est aussi un atout majeur. Il réduit l’effort sur le levier de frein, et repose ainsi la main gauche en randonnée.
Le moteur deux-temps avec injection est encore utilisé pour certaines motoneiges de sentier. Il est important de rappeler que ces blocs sont conformes aux normes antipollution sévères de l’EPA californienne. L’odeur d’huile est moins présente que sur les versions à carburateur, car le mélange huile/air/essence est brûlé plus efficacement. Les puristes retrouvent cette accélération sans égale et la sonorité aiguë des motoneiges d’avant.

Modèles à considérer : les séries Renegade ou MXZ de Ski-Doo ou les Rave de Lynx qui partagent les Rotax 850 E-TEC ou le 900 ACE Turbo. Les Indy de Polaris se distinguent, ainsi que les Arctic Cat EXT Special 858 ATAC, ou Pantera. Les Viper de Yamaha sont bien cotées sur le marché de l’occasion.
Choix familial avec confort et partage en duo
La motoneige et le voyage, ça se partage. Les motoneiges familiales sont là pour ça. Votre passager(e) est quelqu’un de précieux. Puisqu’il reste statique et sans guidon pour s’agripper, il subit davantage le froid. Les poignées et sièges chauffants, offerts de série ou en option, ne sont donc pas un luxe, mais une nécessité. Combinez ces équipements à des vêtements chauffants pour garantir une randonnée réussie où le bien-être est au rendez-vous. Ces motoneiges, souvent appelées « Touring », se caractérisent par un deuxième siège confortable avec un dossier, et elles sont équipées avec des valises spacieuses pour emmener les affaires pour deux personnes.
La suspension est un élément important. Le poids varie selon que vous voyagez seul ou chargé de bagages et d’un passager. Il faut ajuster les ressorts en conséquence, car des réglages trop souples font louvoyer la machine ou cognent au fond de l’amortisseur.
Il existe maintenant des modèles avec un système de suspension électronique qui se règle automatiquement selon la charge, comme les versions ATAC d’Arctic Cat.

Modèles à surveiller : le Grand Touring de Ski-Doo est la référence absolue pour le confort, mais le Pantera d’Arctic Cat offre aussi une excellente protection contre le vent. Polaris propose le Voyageur Adventure Ultimate 155 et Yamaha écoule les derniers Sidewinder S-TX GT EPS 2025.
Choix utilitaire pour le travail
Pour le transport de bois, l’entretien d’une érablière ou le damage de sentiers privés, la motoneige utilitaire n’a pas son pareil. Sa capacité de traction et son couple sont privilégiés par rapport à sa vitesse de pointe ou son agilité. Les chenilles de 20 ou 24 pouces de large manquent un peu d’agilité dans les sentiers, mais ce n’est pas leur fonction primaire.
Pour travailler à basse vitesse, préférez des modèles équipés de ventilateurs. Les transmissions articulées évitent de s’enliser en reculant.

Modèles favoris : le Ski-Doo Skandic passe partout, au travail ou dans l’aventure. Les Polaris Titan et Voyageur ont un système de refroidissement renforcé. Arctic Cat mise sur la légèreté avec le Norseman 400.Le Yamaha Transporter possède une suspension articulée.
Choix hybride (Crossover) pour le sentier et d’autres terrains.
Pour avoir le meilleur des deux mondes, l’hybride est la solution. Avec une chenille de 141 ou 146 pouces, ces machines se faufilent partout. Elles vont vous amener sur le sentier avec un peu moins d’agilité en virage, et elles sauront s’aventurer hors-piste de manière raisonnable. N’oubliez pas que c’est un compromis, mais qui vous ouvre la porte de différents terrains d’aventure.

Les meilleurs compromis : Ski-Doo propose la gamme Backcountry et l’Expedition. Lynx, la marque européenne de BRP met en avant l’extrême Xterrain. Polaris conseille la série Switchback et le modèle Assault tandis qu’Arctic Cat sort une gamme de Riot. Yamaha mise sur les dernières Sidewinder X-TX.
L’achat idéal concilie vos besoins réels et votre budget. Prenez le temps d’inspecter chaque détail pour profiter du meilleur choix pour votre loisir hivernal.


