La saison de motoneige 2025-2026 s’est amorcée plus tôt qu’à l’habitude dans plusieurs régions du Québec. Un départ prometteur qui a toutefois été freiné par les caprices de Dame Météo durant la période des Fêtes. Comme presque chaque année, une séquence de pluie et de températures plus douces est venue compliquer les conditions et assombrir ce beau début de saison.

Heureusement, une base de neige était déjà bien établie dans plusieurs secteurs. Cette situation a permis aux motoneigistes de profiter, malgré tout, de conditions variant de passables à exceptionnelles selon les régions.
Une destination prisée en début de saison
Certains motoneigistes, comme nous, aiment profiter de la saison dès ses premiers jours et la prolonger le plus tard possible. Pour y parvenir, l’utilisation d’une remorque devient essentielle afin d’accéder aux secteurs ouverts rapidement et tardivement. Avec les années et les kilomètres accumulés, les options se sont multipliées, bien qu’elles demeurent relativement limitées en début de saison.
Parmi nos destinations favorites à cette période de l’année, La Tuque s’impose naturellement. Ville accueillante et chaleureuse, elle se distingue par l’accessibilité de ses services en motoneige. Fait notable, même les feux de circulation sont adaptés pour les motoneigistes. Peu de municipalités au Québec peuvent se vanter d’avoir des intersections munies de feux destinés aux motoneiges et aux quads.

Il s’agissait également de notre première randonnée avec nuitée à l’extérieur de la maison de la saison. Avec une température avoisinant les -20 degrés, l’adaptation était de mise. L’installation de pare-brise de hauteur moyenne et l’ajout de manchons faisaient partie de l’équipement. Bien que je ne sois pas une fervente adepte de ces derniers, il faut admettre que, pour certaines randonnées, ils contribuent grandement au confort.
Révision de l’équipement en vue des prochaines randonnées
Les premières sorties servent aussi de banc d’essai afin de valider que notre équipement est bien adapté à des randonnées de deux ou trois jours. L’objectif est simple : s’assurer d’avoir tout le nécessaire dans nos bagages avant d’entreprendre des périples plus longs. Cela dit, l’expérience nous a appris qu’un oubli lors d’une sortie de début de saison à La Tuque pose rarement des problèmes compte tenu de la facilité d’accès aux services offerts sur place.
Déterminer l’itinéraire
Le départ s’est effectué à Saint-Raymond-de-Portneuf, une autre municipalité reconnue pour son orientation motoneige. J’ai découvert ce coin de pays lors de mes premières années de vie professionnelle. Contrairement à certaines perceptions voulant que la pratique de la motoneige soit limitée tôt en saison, il suffit de circuler à Saint-Raymond pour constater tout le potentiel de la région et accéder à des conditions de sentiers plus que respectables.

Plusieurs stationnements sont disponibles à Saint-Raymond. Le trajet totalise environ 150 kilomètres, selon le point de départ et l’emplacement choisi pour l’hébergement ou la restauration une fois arrivé à La Tuque.
Le sentier 73 propose une belle diversité, combinant de longues sections larges et rapides à des portions plus étroites et sinueuses. Une combinaison idéale pour les motoneigistes souhaitant exploiter pleinement la polyvalence de leur motoneige. L’entretien est assuré par le Club Motoneige St-Raymond jusqu’au secteur de la Jeannotte, tandis que le Club Motoneige La Tuque prend en charge la portion restante.

Dès les premiers kilomètres, le travail accompli par les clubs de motoneige pour l’ouverture des sentiers est évident. Les conditions observées dépassaient largement nos attentes.
Cet itinéraire traverse également la Réserve faunique de Portneuf, un secteur de villégiature bien connu. En plus de la motoneige en hiver, de nombreuses activités y sont offertes tout au long de l’année. Il s’agit notamment du quad, de la chasse, de la pêche, du camping, de la randonnée pédestre et de diverses options d’hébergement. Ceci permet aux amateurs de plein air de profiter pleinement du milieu naturel.
À noter que lors de notre passage, une section d’environ cinq kilomètres avait été récemment grattée en raison de travaux forestiers. Malgré tout, la circulation s’effectuait sans difficulté.

Planifier les pauses et les relais
En empruntant le sentier 73, nous passons par la municipalité de Rivière-à-Pierre, où il est possible de s’approvisionner en essence et de se restaurer au besoin.
Pour une pause ou simplement pour se réchauffer, une yourte est accessible à environ 50 kilomètres de Saint-Raymond, dans le secteur de La Marmite, à l’entrée de la Réserve faunique de Portneuf. Ce relais chauffé offre également une toilette extérieure. Les plus anciens se souviendront sans doute de Clément et de sa conjointe, qui accueillaient les motoneigistes dans l’ancien relais.

Un autre relais est situé à environ 50 kilomètres plus loin, dans la ZEC Jeannotte, en bordure de la rivière du même nom. Très fréquenté par les motoneigistes en hiver, ce site accueille aussi divers adeptes de plein air durant les autres saisons.

Lac-Édouard, un incontournable
Un détour fortement recommandé mène vers Lac-Édouard, ajoutant environ 100 kilomètres à l’itinéraire. Restauration et essence y sont disponibles et plusieurs options d’hébergement sont offertes, notamment de type pourvoirie ou gîte.

Jonction du sentier 355
À noter que la jonction du sentier 355 a été déplacée d’environ quatre kilomètres vers St-Raymond. Les habitués de l’ancienne jonction devront être attentifs afin de repérer le nouvel emplacement.
Tout au long du parcours, les paysages sont tout simplement remarquables. Les sentiers longent fréquemment des plans d’eau offrant de magnifiques façades glacées, sans compter la qualité des tracés eux-mêmes.

Un point de vue que j’apprécie particulièrement demeure le lac Wayagamac, situé à environ 35 kilomètres avant La Tuque, sur le territoire de la ZEC Bessonne.

Conditions de sentiers et prolongation du voyage
Une fois rendus à La Tuque, plusieurs options s’offrent à ceux qui souhaitent prolonger leur périple. Il est possible de se diriger vers le Saguenay-Lac-Saint-Jean, la Haute-Mauricie ou encore l’Abitibi-Témiscamingue, facilitant ainsi la planification d’un voyage de plusieurs jours.
Si vous êtes à la recherche d’une destination accueillante pour une prochaine randonnée, Portneuf et la Mauricie méritent assurément d’être considérées.


