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LA MOTONEIGE PAR GRAND FROID: COMMENT S’Y PRÉPARER

Motoneige par grand froid

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Table des matières

Nous sommes tous des passionnés de motoneige et nous tentons d’en profiter le plus possible puisque les saisons sont généralement courtes.  Elles le sont encore plus lorsque nous n’avons pas la possibilité de rouler en semaine. 

Cet hiver, nous n’avons pas été épargnés par le froid. On a le choix de rester au chaud ou d’en profiter en s’adaptant.  Ici, une des premières actions que l’on pose est l’installation d’un pare-brise plus haut.  Il protège beaucoup plus contre le vent.

Pare-brise haut
Pare-brise haut

Le froid, souvent accompagné de vent et de conditions météorologiques imprévisibles, peut transformer une simple sortie en situation de survie en cas d’accident.  Même une panne mécanique mineure peut devenir plus problématique et causer engelures et, pire, une hypothermie.

Le but de cette chronique n’est pas de vous materner ou de répéter ce que vous avez déjà lu ou entendu, mais bien de vous faire prendre conscience de divers aspects à considérer pour que vos sorties demeurent sécuritaires et agréables.

SE PRÉPARER AVANT DE PRENDRE LES SENTIERS

La préparation constitue la première étape d’une sortie réussie.  Comme pour toute randonnée, avant même de démarrer sa motoneige, il est important de vérifier que nous avons avec nous un minimum d’articles (eau, barres énergétiques, noix, briquet, …). 

INSPECTION DE LA MOTONEIGE

Un moteur mal entretenu ou une batterie faible peuvent poser problème dans le froid, où les risques de panne sont accrus. Vérifiez l’état de la courroie, de la chenille et le niveau d’essence.  Assurez-vous d’avoir au moins des bougies de rechange ainsi qu’une courroie et un câble de remorquage.

Il n’est pas rare que certaines motoneiges refusent de démarrer.  Un survoltage peut être nécessaire ou, lorsque possible, on peut entrer la motoneige à la chaleur dans un garage.

CHOISIR UN ITINÉRAIRE ADAPTÉ.

Idéalement il faut préparer son itinéraire, éviter si possible un trajet où nous devons beaucoup circuler dans des champs.  Si on opte pour des sentiers connus, nous avons déjà des points de repère.  Ceci peut être pratique en cas de problématique.  On planifie la randonnée en fonction de pouvoir s’arrêter se réchauffer après avoir parcouru une plus courte distance qu’à l’habitude.  Il est important d’éviter de rouler seul.

Les sentiers sont invitants par grands froids
Les sentiers sont invitants par grands froids

LE CASQUE

Si vous avez plus d’un casque, le choix évident est d’utiliser le plus étanche que vous possédez, donc le plus chaud.  Même si plusieurs, moi la première, préfèrent un casque avec lunettes (goggles), j’utilise un casque intégral pour ce type de randonnée.  Peu importe le casque utilisé, vérifiez les trappes d’aération pour les fermer.  Il n’est pas rare que des engelures surviennent au visage lorsque l’air froid entre par ces trappes laissées ouvertes.

Casque CKX Mission AMS
Casque CKX Mission AMS

Un système de communication est toujours un bon allié en sentiers.  Ce type d’équipement est de plus en plus populaire.  Pour en faire l’utilisation depuis 20 ans, je ne m’en passerais plus.  Nous sommes certains que ce système nous a évité bien des mauvaises surprises et ce, peu importe la température.

LES VÊTEMENTS, UN CHOIX CRUCIAL

Le choix de vêtements est probablement le facteur le plus important pour se prémunir contre le froid. La superposition de couches est la règle d’or. Elle permet de retenir la chaleur corporelle tout en évacuant l’humidité.  Un équipement type une pièce conserve davantage la chaleur qu’un ensemble 2 pièces.  Encore faut-il qu’il soit bien isolé.

Ensemble de motoneige Monosuit Tobe
Ensemble de motoneige Monosuit Tobe

Comme pour le casque, si vos manteaux et salopettes sont munis de trappes d’aération, il suffit d’une courte distance pour constater qu’on a oublié de les fermer.

Par grand froid, la première couche pour moi, ce sont des vêtements minces et légers, mais avec une fibre métallique directement sur la peau.  Ces vêtements font toute une différence et augmentent grandement le confort.

LES MAINS ET LES PIEDS, LES PREMIÈRES VICTIMES DU FROID

Les mains et les pieds sont les plus rapidement atteints par le froid.  Le tout est causé par la vasoconstriction.  Pas besoin de vous dire de porter de bonnes bottes et de bons gants ou mitaines.  Il y a aussi l’ajout de manchons.  Bien que ceux-ci ne plaisent pas à tous, et je m’inclus là-dedans, ils peuvent devenir essentiels et faire la différence.

Manchons de guidon
Manchons de guidon

Certains d’entre nous apportent des « Hot Pads ».  Ceux-ci sont effectivement pratiques et prennent très peu de place.  Ils peuvent être facilement glissés dans les poches ou les bagages.

ACCESSOIRES ET VÊTEMENTS CHAUFFANTS, DES ARTICLES ESSENTIELS 

Outre mon siège chauffant Polaris, j’utilise également une veste et un sous-vêtement.  Je ne me passerais plus d’eux, ils sont un indispensable pour moi puisqu’ils permettent d’ajuster mon confort en fonction de la température.

Un exemple de veste chauffante
Un exemple de veste chauffante

Je songe à faire l’acquisition de bas chauffants, mais pour les gants, après quelques essais dans le passé, je ne me suis pas laissé tenter à nouveau.

L’utilisation prolongée à température élevée, tout comme nos poignées chauffantes, peut provoquer des brûlures.  Idéalement, varier la température régulièrement et non la maintenir au maximum.

Brûlures causées par le froid
Brûlures causées par le froid

ADAPTER SA CONDUITE AUX CONDITIONS

La motoneige réagit différemment selon la température et la qualité de la neige. Par grand froid, la neige devient plus dure et plus glissante. Les distances de freinage peuvent s’allonger, et la motoneige peut perdre de la traction.  Il est donc important et plus prudent de réduire notre vitesse de croisière afin de diminuer les risques en sentiers.

ROULER EN GROUPE, ÉLÉMENTAIRE POUR LA SÉCURITÉ

Il est toujours plus sûr d’éviter de rouler seul et de circuler à plusieurs. En groupe, les chances de réussir une manœuvre de secours ou de réparer une panne augmentent considérablement.  De plus, dans ces conditions, ce n’est certainement pas le moment d’initier des gens à la motoneige.  Le manque d’expérience et un équipement inapproprié pourraient poser un problème.

Big Wood Lake (crédit photo Véronique Boucher)
Big Wood Lake (crédit photo Véronique Boucher)

CONCLUSION

N’oubliez pas, faire de la motoneige ce n’est pas une parade de mode et encore moins quand il fait très froid.  Ça demande rigueur, préparation et prudence. Bien s’équiper, vérifier son matériel, connaître les dangers du froid et anticiper les situations d’urgence sont des réflexes essentiels. Une sortie hivernale réussie n’est pas celle où l’on prend le plus de risques, mais celle où l’on rentre en sécurité.

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