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LE GUIDE ESSENTIEL POUR L’ACHAT ET L’ÉVALUATION D’UNE MOTONEIGE D’OCCASION

Un concessionnaire de véhicules d'occasion de rêve

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Table des matières

Le prix des motoneiges neuves a fortement augmenté ces dernières années. L’achat d’une motoneige d’occasion est une bonne alternative pour accéder aux sentiers balisés ou aux montagnes escarpées. Cependant, choisir une motoneige d’occasion n’est pas sans difficultés. Entre un véhicule rigoureusement entretenu et un véhicule négligé, le budget d’entretien peut être exorbitant. La marque la plus populaire est Ski-Doo, avec de nombreux modèles au fil des ans. Des vérifications sont nécessaires ! Polaris est assez répandue, avec toute une gamme de moteurs à injection deux temps. Yamaha est réputée pour sa fiabilité et sa robustesse, mais l’entreprise japonaise vient d’arrêter la production de véhicules à chenilles. Enfin, Arctic Cat, fabriquée au Minnesota, a échappé de justesse à la faillite et redémarre avec une nouvelle équipe de direction et l’espoir de disposer de pièces détachées en stock. Une étape importante consiste à définir votre utilisation. Les motoneiges de sentier sont les plus courantes. Les modèles hors-piste sont attrayants, mais peu adaptés aux sentiers. Les modèles hybrides, aussi appelés « crossovers », conviennent aux deux types de terrain, mais ne sont pas les plus performants car ils présentent des compromis.

Ce guide a pour but de vous donner les meilleurs conseils pour l’achat d’une motoneige d’occasion, afin que vous ne soyez pas déçu par cette activité hivernale unique et exaltante.

Quel type de motoneige recherchez-vous?

Avant de consulter les petites annonces, définissez votre profil de pilote. Recherchez-vous une motoneige de sentier (Touring), un modèle hybride (Crossover) ou un modèle tout-terrain ?

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En pleine saison, l’appel des sentiers est irrésistible !

Souhaitez-vous un modèle à moteur quatre temps, réputé plus fiable, qui ne consomme pas d’huile mélangée à l’essence, mais qui est moins réactif à l’accélération (c’est pourquoi certains modèles sont équipés d’un turbo) ?

Ou préférez-vous un modèle deux temps, de préférence à injection électronique, qui offre une meilleure réactivité à l’accélération ? Avec un moteur techniquement plus fragile, mais dont la remise en état coûte moins cher qu’un moteur quatre temps.

Chaque solution a ses adeptes; à vous de choisir.

Choisir entre un moteur quatre temps et un moteur deux temps

Le moteur quatre temps: fiable et confortable

Optez pour un moteur quatre temps si vous privilégiez la durabilité et la simplicité. Réputé plus fiable et plus propre, il ne nécessite aucun mélange d’huile à l’essence. Bien que sa puissance soit délivrée de manière plus linéaire, l’ajout d’un turbocompresseur sur certains modèles compense son manque de réactivité initial, offrant un excellent compromis entre puissance et longévité.

Le moteur deux temps: léger et réactif

À l’inverse, le moteur deux temps, idéalement à injection électronique, séduit par sa vivacité et sa réactivité immédiate. Plus léger, il offre une conduite dynamique, même si sa mécanique est plus sensible. Cependant, sa conception plus simple le rend moins coûteux à remettre en état qu’un moteur quatre temps.

Entre sérénité et adrénaline, chaque technologie a ses partisans. C’est à vous de choisir votre camp.

Évaluation du prix de vente d’une motoneige d’occasion

Pour les professionnels, le Livre bleu canadien fait office de référence pour les modèles d’occasion. Il est également utilisé par la SAAQ au Québec pour déterminer la taxe applicable aux véhicules d’occasion.

De son côté, BRP propose un outil d’évaluation pour déterminer la valeur estimée d’une Ski-Doo d’occasion (1).

Le prix dépend de trois facteurs : l’année, le kilométrage et l’état mécanique. Un kilométrage inférieur à 8 000 km est considéré comme faible. Un moteur à quatre temps bien entretenu est reconnu pour sa fiabilité jusqu’à 32 000 km, tandis qu’un moteur à deux temps a une durée de vie plus courte, généralement jusqu’à 16 000 km, mais est facile à remettre en état. Un kilométrage élevé n’est pas nécessairement un problème si l’entretien a été effectué correctement et si les bulletins de service ont été respectés.

Pour un moteur à deux temps, la durée de vie des pistons dépend du style de conduite. Prévoyez un remplacement préventif toutes les 100 à 200 heures d’utilisation. En mode randonnée, cela équivaut à environ 15 000 km, soit le seuil de sécurité recommandé pour éviter les mauvaises surprises.

Entre particuliers, la loi du marché s’applique. Pendant la pandémie de COVID-19, les prix ont largement dépassé les recommandations du Guide de l’acheteur, sous l’effet de l’inflation. Consultez des sites de vente comme Kijiji ou Marketplace et sélectionnez les annonces qui vous intéressent. Elles vous serviront de base pour évaluer les prix et même pour négocier.

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À vendre: motoneige neuve, faible kilométrage, jamais utilisée en hiver, conduite par un prêtre…

La vérification de la motoneige : L’aspect visuel

Lors de votre rencontre avec le vendeur, débutez par une inspection esthétique rigoureuse. L’état général des plastiques révèle souvent le soin accordé à la machine.

Concentrez-vous ensuite sur le tunnel. Il doit être parfaitement droit, car des plis ou fissures sur l’aluminium trahissent des chocs violents ou des sauts abusifs.

Examinez aussi les bras de suspension (A-Arms) pour détecter toute asymétrie qui compromettrait la conduite. Enfin, scrutez la chenille. Cherchez des déchirures, des crampons manquants ou des fils effilochés. Puisque son remplacement est coûteux, une chenille sèche ou craquelée doit être un argument de négociation majeur.

L’inspection mécanique

Le moteur est l’élément principal. Un démarrage à froid laborieux est souvent le signe de problèmes d’injection ou de carburation. Si possible, mesurez la compression : un écart supérieur à 10 % entre les cylindres annonce généralement une reconstruction coûteuse. Examinez aussi les poulies d’embrayage (clutchs). Des surfaces encrassées ou marquées par des rainures profondes témoignent d’un manque d’entretien qui ruinera les performances ou brisera la courroie. Enfin, vérifiez que le système d’échappement ne présente aucune fuite suspecte ou dépôt d’huile excessif.

Les fluides et l’entretien

Demandez le carnet d’entretien. Les factures de concessionnaire sont rassurantes. Si le propriétaire est mécanicien lui-même, il doit vous montrer les factures d’achat d’huile ou de consommables.

Inspectez les fluides. Une huile de chaîne (chaincase) grise ou parsemée de limailles annonce une usure prononcée des engrenages. De même, un liquide de refroidissement trouble peut trahir une contamination du moteur. Enfin, testez chaque accessoire électronique, des poignées chauffantes aux phares, car ces éléments sont coûteux à remplacer.

Essai en hiver

Si vous achetez en hiver, essayez avant de conclure. Un essai, même court, permet de déceler des vibrations anormales, des bruits de roulements, des problèmes de direction ou une suspension déficiente. La motoneige doit rester droite lorsque vous lâchez légèrement le guidon.

Vérification administrative et historique

Au Québec, vous avez la capacité de consulter un registre pour vous assurer que la motoneige est libre de tout lien financier. Le RDPRM coûte quelques dollars, mais vous informera des titres de propriété éventuels.

Estimez également la véracité du kilométrage en comparant l’usure du siège, des repose-pieds et des poignées avec le compteur kilométrique. La chronologie des factures peut vous renseigner. S’il n’y a aucune preuve fournie, n’hésitez pas à émettre des doutes et à négocier à la baisse.

Conclusion

L’achat d’une motoneige usagée demande de la rigueur et de l’observation. En suivant ce guide d’achat, vous minimisez les risques de panne au milieu d’un sentier perdu, par -30°C. Ne succombez pas trop vite à un achat, prenez le temps de réfléchir ; il y a beaucoup de modèles proposés actuellement.

 

 

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