Pour faire de la motoneige en toute sécurité, il est essentiel d’adopter des comportements responsables. Avant de partir en randonnée, soyez particulièrement attentif afin de garantir votre sécurité ainsi que celle de votre passager.
Vérifiez l’état de votre véhicule
Assurez-vous que votre motoneige est en bon état avant de l’utiliser. Une inspection visuelle et mécanique avant la saison est indispensable. Confier cette vérification à un mécanicien qualifié vous donnera une évaluation précise de son état et vous assurera une tranquillité d’esprit.
Si vous comptez acquérir un véhicule d’occasion, la vérification mécanique par un technicien qualifié est capitale. Voici quelques points clés à examiner afin de faire un débroussaillage des véhicules potentiels pour l’achat d’une motoneige d’occasion :
- Utilisation précédente du véhicule: randonnée, travail, etc
- Année de fabrication
- Heures de fonctionnement et kilométrage
- Historique d’entretien, si disponible
- Accidents passés subis par le véhicule
- Réparations évidentes nécessaires, le cas échéant
- Autres informations pertinentes, telles que l’absence de dettes ou de vices cachés au RDPRM.
Prenez le temps de vérifier ces éléments pour garantir un achat en toute confiance.
Préparez une trousse de survie essentielle
Anticipez les imprévus en constituant une trousse de survie de base à emporter lors de vos sorties en motoneige. Vous serez content de l’avoir avec vous en cas de problèmes. Voici quelques éléments essentiels à inclure :
- Outils pratiques: un jeu d’outils de base pour votre véhicule et une clé de rechange
- Pièces et produits de rechange : Bougies d’allumage, courroie d’entraînement, et antigel pour essence
- Soins d’urgence : une trousse de premiers soins et un manuel d’utilisation
- Équipements coupants : un canif bien affûté, une scie ou une hache
- Corde utile: environ dix mètres de corde en nylon, idéale pour le remorquage
- Orientation et communication : une carte, un GPS, et un sifflet
- Sécurité en milieu naturel: allumettes résistantes à l’eau, une lampe de poche et une couverture en aluminium légère.
Avec cette trousse, vous serez mieux préparé à affronter toute situation imprévue lors de vos aventures en VHR.
Renseignez-vous sur l’état des sentiers et de la météo à venir
Avant de partir, vérifiez toujours l’état des sentiers et les conditions de la glace sur les plans d’eau situés le long de votre itinéraire. Pour obtenir ces informations, vous pouvez consulter la carte interactive des sentiers de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec (FCMQ).

Pour la météo, il est sage de vérifier les potentiels pour éviter d’être surpris en sentier avec un changement de météo subit, tel que des bourrasques lors d’un refroidissement soudain. Vous pouvez consulter les sites internet comme ceux de Météomedia, Accuweather ou celui d’Environnement Canada pour connaître les prévisions.
Évitez les plans d’eau non balisés
En hiver, ne prenez aucun risque : limitez-vous aux plans d’eau balisés.
Les clubs de motoneige possèdent l’expertise nécessaire pour vérifier l’épaisseur de la glace et garantir une circulation sécuritaire. Les balises rouges installées sur les cours d’eau indiquent que la glace a été inspectée et approuvée. Suivez ces consignes pour votre sécurité :
- Respectez la signalisation et ne circulez que sur les sections balisées.
- Évitez les zones non vérifiées pour ne pas risquer de traverser une glace trop mince. Restez toujours à l’intérieur des balises pour suivre la trajectoire sécurisée par le club.
- Selon la Société de Sauvetage (societedesauvetage.org), il ne faut en aucun cas s’aventurer sur une glace de moins de 75mm (3 pouces) d’épaisseur. Le tableau suivant indique les épaisseurs minimales de la glace pour qu’elle soit sécuritaire :
| Type d’activité envisagé | Épaisseur minimale |
| Pêche sur glace, patin, marche | 100 mm (4 pouces) |
| Motoneige ou VTT | 150 mm (5 pouces) |
| Automobile | 200 à 300 mm (8 à 12 pouces) |
| Camion de poids moyen | 300 à 280 mm (12 à 15 pouces) |
- Selon la Société de la Croix-Rouge Canadienne, la couleur de la glace peut aussi donner une indication de sa solidité. La glace bleu pâle est la plus solide. La blanc opaque ou blanc de neige a seulement a moitié de la solidité de la glace bleue car c’est une glace formée par la neige saturée d’eau qui gèle en surface. Quant à la glace grise, est à éviter car il y a présence d’eau. Sa sécurité est nulle.
- La nuit, redoublez de prudence et restez strictement dans les sentiers balisés.
Bien se préparer avant de partir en milieu isolé
En milieu isolé, l’absence ou la faible couverture des réseaux cellulaires nécessite une préparation minutieuse pour assurer votre sécurité. Voici quelques précautions essentielles :
- Équipements de localisation : Munissez-vous de dispositifs de repérage tels qu’un GPS ou des balises de détresse par satellite
- Avis à un tiers: Informez un proche ou les responsables du territoire de votre destination exacte, de votre itinéraire, et de votre date de retour prévue. Indiquez-leur d’alerter les services d’urgence 911 si vous ne revenez pas à temps
- Matériel de secours: Ayez avec vous une trousse de premiers soins et des moyens de communication adaptés, comme un téléphone satellite ou un émetteur-récepteur.

Gardez à l’esprit que, dans un environnement isolé, le délai d’intervention des secours, d’évacuation, et de transport vers un hôpital peut être considérablement prolongé. Une bonne préparation et se munir d’un moyen de communication efficient sont donc essentiels pour réduire les risques.
Ce qu’il faut en comprendre
Bref, il faut se rappeler que les imprévus n’arrivent pas qu’aux autres. Ils peuvent survenir dans votre randonnée en n’importe quel temps. Le sérieux que vous aurez apporté à prévoir, les aléas de randonnée pourra faire la différence entre une tragédie et une simple aventure à raconter autour d’un feu au chalet.


