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Arctic Cat Bearcat LT 858 2027: essai et évaluation

2027 Arctic Cat Bearcat LT 858

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Table des matières

Il faut remonter à 2020 pour retrouver la dernière version du nom légendaire Bearcat. À cette époque, elle était munie d’une chenille de 20 pouces, d’une suspension articulée. Elle était une motoneige de travail pure et dure, conçue pour les gros travaux. Les années ont vu passer plusieurs motorisations comme le 570 refroidi par ventilateur, le 660 CC 4 temps turbocompressé, le 1100 cm³ 4 temps et bien sûr le 1049 cm³ 4 temps, suite à l’accord avec Yamaha. À partir de 2020, le nom Bearcat a été relégué aux oubliettes pour faire place à la Norseman. Un modèle utilitaire-sport capable de conjuguer le travail avec la randonnée, qui se débrouillait tant en hors-piste que sur les sentiers.

2027 marque le retour de la légendaire Bearcat, mais dans la même continuité que la Norseman, c’est-à-dire une motoneige qui ressemble plus à une hybride travail-sentier qu’une motoneige purement utilitaire. Bien sûr, elle sera capable d’accomplir plusieurs tâches comme le transport de marchandises, l’accès en territoire isolé ou non surfacé, assurément plusieurs tâches de travail proprement dit.

Le moteur 858 C-TEC 2

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Le moteur 858 C-TEC 2 développé par Arctic Cat

Le moteur 858 nous apparaît de plus en plus mature. Il s’agit d’un moteur deux temps développé par Arctic Cat spécialement pour la plateforme Catalyst et il produit approximativement 160 chevaux. Les calibrations s’améliorent d’année en année et, clairement, ce moteur livre la marchandise, autant au niveau de l’accélération pure que des reprises.

Le moteur repose toujours sur le principe d’admission et d’échappement du même côté, un concept que l’on retrouvait déjà il y a plus de 23 ans sur le célèbre F7 lors de son arrivée en 2003. Le principe demeure un système d’injection en deux phases. Lorsque le piston descend et atteint son point mort bas, une première injection de carburant se fait directement au-dessus du piston. Et lors de la remontée de ce dernier, une seconde injection passe par une ouverture située dans le piston afin d’amener du mélange sous celui-ci. Lorsque le piston amorce sa descente, ce mélange est alors dirigé à travers les ports de transfert pour venir se placer au-dessus du piston dans le cylindre. Le mélange air-carburant se retrouve ainsi prêt à être comprimé par la remontée du piston avant l’allumage dans la chambre de combustion.

Direction assistée pour une motoneige utilitaire !

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La facilité de manœuvrer à bas régime !

L’une des grandes nouveautés de l’Arctic Cat Bearcat 2027 est sans contredit l’arrivée de la direction assistée. Selon nous, il s’agit d’un ajout majeur pour une motoneige à vocation sport-utilitaire.

Dans les manœuvres à basse vitesse dans la neige profonde ou encore lorsqu’on tire une charge, la direction d’une motoneige de travail peut rapidement demander beaucoup d’effort. La servodirection vient justement alléger considérablement la tâche du pilote en réduisant la force nécessaire au guidon. Le résultat se traduit par une motoneige beaucoup plus facile à manœuvrer, plus précise et surtout beaucoup moins fatigante à utiliser lors de longues journées de travail ou de randonnée.

Sur les modèles deux temps, la servodirection se distingue par un comportement beaucoup plus réactif que celle que l’on retrouve notamment sur la Thunder Cat. Quelques degrés de rotation du guidon suffisent pour obtenir un angle de braquage marqué aux skis. À l’opposé, la Thunder Cat exige un mouvement beaucoup plus prononcé du guidon pour atteindre son angle de braquage maximal.

Les suspensions de la Bearcat…

Côté suspension, on conserve la fameuse suspension avant AWS, utilisée depuis plusieurs saisons. L’écartement des skis se situe entre 38 et 40 pouces, ce qui laisse présager un usage plus utilitaire ou davantage orienté vers le sentier lorsqu’on positionne l’écartement au maximum. On fait confiance aux skis G2 ProClimb 7, également utilisés sur les motoneiges de montagne, qui offrent une très bonne flottaison.

À l’arrière, on poursuit avec la suspension Extra-Action, bien connue elle aussi depuis plusieurs saisons. Celle-ci peut être verrouillée en position basse afin d’offrir le maximum de traction. Il est aussi possible de laisser la partie pivotante flottante, ce qui facilite notamment la remontée sur la neige lorsqu’on recule en neige profonde.

On complète l’ensemble avec une chenille Cobra de 15 pouces de largeur par 154 pouces de longueur, munie de crampons de 1,6 pouce, et on fait confiance aux amortisseurs Arctic Cat IFP 1,5 à toutes les positions.

L’affichage numérique Garmin G8 : le standard adopté par Arctic Cat

Parfois, il est beaucoup plus simple de créer des associations que de tenter de réinventer la roue. C’est exactement ce qu’a fait Arctic Cat en s’associant à Garmin pour développer son système intelligent de navigation. Garmin possède une renommée mondiale dans le domaine des GPS portatifs et des systèmes de navigation. Présente sur le marché depuis près de 37 ans, l’entreprise a développé une expertise difficilement égalable dans cette technologie. Lorsque l’on observe le nouvel écran G8 proposé par Arctic Cat, on constate rapidement la qualité du produit.

Données informationnelles…

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Informations sur le véhicule

En utilisation de base, comme avec un cadran conventionnel, on y retrouve toutes les informations essentielles : la vitesse, le régime moteur, la température, le niveau de carburant et plusieurs autres données importantes. Le tout est présenté avec une interface très soignée, claire et agréable à l’œil.

Navigation du Garmin G8…

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Affichage en mode navigation

L’écran permet également d’accéder à la cartographie intégrée. Cette fonction vous donne accès au réseau de sentiers, vous permet de créer et partager votre trajet avec un groupe pouvant compter jusqu’à 15 motoneiges. Le positionnement fonctionne grâce aux données satellitaires ou au réseau cellulaire, selon la couverture disponible dans la région où vous vous trouvez. Le G8 permet aussi de se connecter à votre réseau Wi-Fi à la maison ou à votre téléphone cellulaire afin de télécharger les plus récentes mises à jour logicielles, question d’avoir toujours la dernière version disponible.

connexion avec votre cellulaire…

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Affichage de la musique

La connectivité avec votre téléphone intelligent est également offerte. Il suffit de télécharger l’application Garmin Tread pour connecter directement votre téléphone à l’écran via Bluetooth. Une fois connecté, vous pourrez consulter vos messages textes, vos courriels ainsi que plusieurs autres notifications provenant de votre téléphone.

Conditions météo !

Finalement, le G8 offre même la possibilité de consulter les conditions météo directement à partir de l’écran, en fonction de votre position géographique.

Autres atouts…

Parmi les autres caractéristiques de la Bearcat, on retrouve un pare-brise haut qui offre une bonne protection contre le vent.  Un arceau sur le guidon qui vous permet d’avoir une excellente emprise lors des manœuvres en neige profonde.

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Système de fixation de matériel ATACH

À l’arrière, le système ATACH, unique à Arctic Cat, offre trois positions d’ancrage. Ce système vous permet de fixer solidement vos outils ou tout autre accessoire compatible. Une fois installés, ces équipements demeurent bien sécurisés pour tous vos déplacements.

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Attache pour traineau ou remorque

Essai de l’Arctic Cat Bearcat 858 en piste…

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La Bearcat en mode sentier

Ce qui constituait notre principale attente lors du dévoilement technique de cette nouvelle version de l’Arctic Cat Bearcat 858 s’est finalement confirmé lors de nos essais. La Bearcat suit clairement la même lignée que l’Arctic Cat Norseman, c’est-à-dire celle d’un véritable véhicule sport-utilitaire qui permet de conjuguer travail, randonnée et même hors-piste avec une seule et même motoneige.

La catégorie utilitaire-sport est probablement la plus appropriée pour l’utilisation de la servodirection. Les manœuvres à bas régime sont grandement facilitées, ce qui contribue à diminuer la fatigue après une longue journée.

Cette nouvelle version de la servodirection demande un réel temps d’adaptation. L’angle de braquage maximal au niveau du guidon est beaucoup plus court, 37 degrés, au lieu des 62 degrés sur la Thundercat. Concrètement, cela signifie qu’un déplacement d’environ un pouce du guidon entraîne un mouvement beaucoup plus important au niveau des skis. Il faut donc faire preuve de prudence lors des manœuvres à haute vitesse, puisqu’un simple petit mouvement du guidon peut provoquer une réaction plus marquée de la direction. Cette caractéristique nous amène d’ailleurs à effectuer davantage de corrections au début. Avec le temps, on finit toutefois par s’y habituer. Cela dit, il s’agit d’un comportement qui demande tout de même une certaine attention de la part du conducteur.

Le principe du « bon partout, mais excellent dans rien » s’applique assez bien avec la Bearcat LT 858, en sentier, on obtient un véhicule qui se débrouille bien, mais qui présente tout de même un peu plus de levage des skis en virage, notamment en raison de son écartement des skis. La motoneige est également un peu plus exigeante en virage, la longue chenille ayant tendance à pousser la machine en ligne droite.

Du côté de la motorisation, aucun doute : le bicylindre 858 fait un excellent travail. Ce moteur atteint maintenant une belle maturité. Les petites améliorations apportées au fil des années en font une motorisation performante, capable de rivaliser avec les autres moteurs de cylindrée comparable dans l’industrie. Il faudra toutefois un certain temps pour s’habituer à voir une Bearcat atteindre des vitesses aussi élevées. Les reprises sont fougueuses et les accélérations bien présentes, même si l’on ressent une légère vibration au niveau des poignées, petit point à travailler.

Pour le travail, la Bearcat n’est pas parfaite mais elle fera la majeure partie de vos travaux. De série, on retrouve un solide pare-chocs arrière avec système d’attache permettant de tirer différentes charges dans un contexte utilitaire. La partie arrière articulée de la suspension est très souple, ce qui maximise l’efficacité lors des manœuvres en marche arrière dans la neige profonde. On remarque facilement la capacité de la motoneige à remonter sur la neige, aidée par la bonne traction de la chenille Cobra munie de crampons de 1,6 pouce sur une longueur de 154 pouces.

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La Bearcat dans son élément naturel

Bref, l’Arctic Cat Bearcat LT 858 2027 demeure un choix très judicieux pour celui qui recherche une motoneige capable de jouer plusieurs rôles : travail, randonnée et même quelques expéditions hors piste.

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