Motoneigiste dans une forêt enneigée

L’Outaouais en motoneige dans la Vallée-de-la-Gatineau : du lac Cayamant en passant par Maniwaki jusqu’au réservoir Baskatong

motoneige en Outaouais

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L’Outaouais est un paradis pour la motoneige, avec plusieurs ambiances selon les secteurs touristiques qui comprennent la ville de Gatineau, les Collines-de-l’Outaouais, la Petite Nation (MRC de Papineau), le Pontiac et la Vallée-de-la-Gatineau. Cette dernière est située au nord de la région. Elle suit le cours de la rivière Gatineau vers les grandes étendues d’eau (glacées) du Baskatong. L’hiver venu, la Vallée-de-la-Gatineau se transforme et offre des centaines de kilomètres de pistes pour les motoneigistes aguerris qui serpentent entre forêts boréales, lacs gelés et collines vallonnées. Le club de motoneiges Les Ours Blancs entretient le vaste réseau de sentiers fédérés qui traverse du Sud au Nord la région de l’Outaouais en croisant les sentiers Trans-Québec TQ13 ou TQ63. La carte interactive des sentiers de motoneiges de la FCMQ est le meilleur outil pour vous guider dans votre randonnée.

Jour 1 : du lac Cayamant vers Maniwaki

Notre itinéraire débute au lac Cayamant. Avant de commencer le périple, une halte au pied du Mont Cayamant s’impose. Après une courte promenade, nous gravissons les marches de la tour d’observation pour admirer un panorama à 360 degrés sur les étendues glacées et la cime des arbres enneigés. À notre retour, nous ne manquerons pas d’aller au manger au Resto Rustik 55, un lieu incontournable pour savourer une imposante poutine ou un burger réconfortant.

II est temps de démarrer les motoneiges et de découvrir une partie méconnue de cette région. Un relief vallonné, des points de vue sauvages et des sentiers assez larges pour maintenir une bonne vitesse de croisière, le maximum autorisé étant 70 km/h, ne l’oublions pas. Cap sur Maniwaki pour le souper dans un restaurant bien connu.

En s’engageant sur le sentier local vers Gracefield, le sentier serpente à travers une forêt dense, croisant au passage les bords du lac Blue Sea. Le terrain se prête à une conduite fluide et rythmée. Arrivé à la jonction de la Trans-Québec 13 (TQ13), le décor change. Le sentier s’élargit et il longe les contours de la rivière Gatineau, offrant une vue mémorable sur le cours d’eau glacé.

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Le Resto Pub Le Rabaska à Maniwaki, Crédit : Jonathan Samson.

Après deux à trois heures d’une randonnée stimulante, nous entrons dans le secteur de Maniwaki et directement aux portes du Resto Pub Le Rabaska. Ce restaurant propose une carte à saveur locale, avec une grande diversité et de l’ambiance le soir. Il est accoté à l’Auberge du Draveur, un hôtel incontournable pour les motoneigistes, avec piscine intérieure et sauna où nous avons décidé de nous arrêter pour dormir.

Avant cela, pour passer l’après-midi, nous réalisons une petite boucle en continuant la TQ13 en direction du nord-est. Nous longeons un moment la rivière Gatineau vers Aumond, et c’est magique.

Pour revenir, nous bifurquons vers l’ouest et nous rejoignons la TQ63 en direction de Montcerf-Lytton. Le paysage est vallonné avec des portions boisées. Nous retournons sur Maniwaki pour profiter du spa extérieur de l’Auberge du Draveur, avec une soirée animée au Resto Pub.

Jour 2 : rouler dans la forêt boréale vers le réservoir Baskatong

Tôt le lendemain, nos Ski-Doo reprennent la direction nord de la Trans-Québec 13. Rapidement nous sortons des zones habitables et rentrons dans la forêt boréale. Le dépaysement est total. Les conifères glacés forment une voûte blanche pittoresque. La dameuse du club est passée récemment et le surfaçage est idéal.

Nous arrivons à Grand-Remous et nous quittons la TQ13 pour emprunter le sentier 322, qui mène au mythique réservoir Baskatong, qui en fait le tour et le traverse.

La commune de Grand-Remous est très vaste. Sa superficie de 506,3 km² est supérieure à celle de Montréal ou de la Capitale-Nationale, pour moins de 1 500 habitants.

Notre destination est le Domaine Pine Grove, situé à une cinquantaine de kilomètres de l’entrée de Grand-Remous, qui propose huit chalets. Il y a deux options pour y arriver. La première consiste à suivre le sentier fédéré « terrestre » pour se rendre à la baie Philomène où se trouve le domaine.

Nous choisissons la seconde option, plus aventureuse et réservée aux motoneigistes chevronnés ou accompagnés d’un guide. Nous coupons directement par le réservoir glacé pour atteindre le Domaine Pine Grove. Pour cette alternative, vous devez circuler uniquement sur le sentier de glace balisé par le club de motoneige. Affronter le Baskatong sur une motoneige apporte des sensations inédites. Il n’y a plus de limites, plus de bord de piste, juste des balises à respecter qui donnent l’impression de surfer sur un océan glacé, avec un sentiment de liberté.

Pour manger, le restaurant La Pointe à David, situé sur une presqu’île accessible par la 322, est un endroit populaire en hiver, avec une cuisine simple et chaleureuse, tout comme son service.

Jour 3 : le voyage enchanteur se continue…

Après une nuit réparatrice, le départ se fait dans la fraîcheur vive du matin. Les moteurs ont eu le temps de se réchauffer et ils ronronnent doucement alors que nous nous engageons sur le sentier 322. Le sentier nous mène rapidement jusqu’au pont couvert Savoyard datant de 1931. L’imposante structure de bois rouge et gris enjambe la rivière Gatineau et nous prenons une photo souvenir avec cet ouvrage historique.

Continuant notre route, nous longeons le secteur des chutes Quinn, où l’eau semble s’être figée dans la glace blanche et ses reflets.

C’est un peu plus loin que nous attrapons la Trans-Québec 63, avec une piste qui s’élargit et permet d’augmenter le rythme de conduite.

La progression vers le lac Lytton sur la 319 marque l’heure d’une pause bien méritée. Le refuge à Gérard apparaît au bord du sentier, une halte bienvenue qui nous permet de parler à d’autres motoneigistes en balade. On laisse les moteurs refroidir, pendant qu’on se réchauffe autour du poêle à bois, en échangeant quelques mots sur l’état des sentiers et la beauté du parcours.

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L’Hôtel Château Logue à Maniwaki, crédit Hôtel Château Logue.

De retour sur les machines, nous roulons vers Montcerf-Lytton et Bois-Franc avant d’atteindre Maniwaki. Nous dormons à l’Hôtel Château Logue, un bel établissement en pierre au bord de la rivière, avec un restaurant, un bistro-bar, et une piscine intérieure avec spa.

Jour 4 : refermer la boucle.

Pour notre dernière journée, nous repartons à Cayamant pour boucler la boucle..

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Le Village Majopial et le restaurant l’Huile d’Olive, crédit : Myriam Baril-Tessier

Au passage, nous faisons un détour au Village Majopial pour nous gâter avec un repas au restaurant l’Huile d’Olive, un secret bien gardé au bord du lac des 31 milles. Avec ses chaises rouges et ses nappes blanches, le restaurant se distingue par sa cuisine raffinée dont les plats changent régulièrement comme les cuisses de canard ou les crevettes apprêtées, qui étaient proposées lors de notre passage.

La Vallée-de-la-Gatineau se distingue dans le paysage motoneigiste de l’Outaouais par la diversité de ses terrains : sentiers fédérés bien structurés autour de Maniwaki, vastes étendues de hors-piste sur le réservoir Baskatong, et proximité d’attraits naturels comme la tour d’exploration du Mont Cayamant et la forêt boréale à perte de vue. Contrairement au Pontiac, plus axé sur les longs parcours de transit, ou à la couronne de Gatineau, davantage urbaine, la Vallée-de-la-Gatineau offre un équilibre unique entre accessibilité, forêts immenses et hébergements chaleureux, propice autant aux escapades familiales qu’aux raids plus aventureux.

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